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PFAS dans l’eau du robinet : ce que révèlent les contrôles de l’ARS en Pays de la Loire

L’eau du robinet des Pays de la Loire respecte la norme sur les PFAS, les « polluants éternels ». C’est la conclusion des contrôles menés par l’Agence régionale de santé (ARS) en sortie des stations de traitement, publiés par l’observatoire régional TEO et repris le 27 octobre par Infos Média Nantes. Ce résultat rassurant a toutefois des limites qu’il faut connaître, surtout à l’approche de 2027, quand la liste des substances recherchées va s’allonger.

Ce que disent les contrôles de l’ARS #

La recherche des PFAS dans l’eau du robinet est obligatoire depuis le 1er janvier 2026, en application de la directive européenne 2020/2184. L’ARS des Pays de la Loire a commencé plus tôt. Avec les préfets, elle recherche depuis janvier 2025 les 20 PFAS réglementés en sortie de toutes les stations de traitement d’eau potable en fonctionnement.

Le tableau de bord de l’observatoire TEO, mis à jour le 21 septembre 2026, résume ainsi les résultats disponibles : l’eau distribuée par l’ensemble des stations est conforme à la limite réglementaire, et 100 % de la population ligérienne reçoit une eau conforme pour ce paramètre.

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Le même document ajoute une précision importante : la présence de PFAS « a pu être observée en sortie de quelques stations de traitement », dans le respect des valeurs réglementaires. Une eau conforme n’est donc pas forcément une eau sans PFAS.

Conforme ne veut pas dire exempte #

Pour bien lire ce bilan, il faut séparer trois notions : détecter une substance, dépasser la norme, et évaluer un risque pour la santé.

La norme porte sur une somme

L’Anses rappelle que la limite de qualité est fixée à 0,10 µg/L pour la somme de 20 PFAS dans les eaux destinées à la consommation humaine. Un second paramètre, « PFAS (total) », a une limite de 0,50 µg/L. La première limite ne s’applique donc pas à chaque molécule isolément mais au total de la liste. Un réseau peut contenir plusieurs PFAS à l’état de traces et rester sous le seuil.

Vingt molécules sur plusieurs milliers

Les PFAS forment une très grande famille de composés. Ils ont tous au moins une liaison carbone-fluor, l’une des plus stables de la chimie, ce qui explique leur persistance dans l’environnement. Le contrôle réglementaire ne vise qu’une liste définie de 20 substances. Les autres, faute d’être recherchées systématiquement, n’apparaissent pas dans ces bilans.

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2027 : le TFA entre dans le contrôle #

Le prochain changement concerne le TFA, ou acide trifluoroacétique, un PFAS à chaîne très courte. Il ne fait pas partie des 20 substances de la somme contrôlée. Comme le rappelle Infos Média Nantes, les pouvoirs publics prévoient d’ajouter la surveillance du TFA et du 6:2 FTSA aux programmes de contrôle à partir de janvier 2027.

Cela pourrait faire apparaître de nouvelles mesures dans les bilans, sans que l’eau se soit dégradée pour autant. On mesurera simplement des molécules qui n’étaient pas suivies jusque-là. Il faudra lire ces chiffres avec calme et attendre l’avis des autorités sanitaires avant de conclure quoi que ce soit.

Le reste du bilan régional #

Les PFAS ne sont qu’une partie du contrôle sanitaire. Toujours selon TEO, 14 031 prélèvements ont été réalisés en 2024 dans la région. Le bilan 2024 de l’ARS juge l’eau de bonne qualité sur le plan microbiologique : 99,8 % des habitants ont reçu une eau conforme sur ce point. Il la juge aussi de bonne qualité pour les nitrates, malgré trois dépassements en 2024. Certains ont entraîné des restrictions d’usage pour les femmes enceintes et les nourrissons.

Comment vérifier l’eau chez soi #

Un bilan régional ne remplace pas les résultats de votre commune. Chaque réseau a ses propres ressources et installations. Pour connaître l’eau distribuée à votre adresse, le ministère de la Santé publie les résultats du contrôle sanitaire sur son service d’information sur l’eau potable. Une synthèse annuelle est aussi jointe à la facture d’eau ou disponible auprès du distributeur.

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En lisant une fiche d’analyse, regardez la date du prélèvement, le réseau concerné et les paramètres réellement recherchés. En cas de restriction, les autorités donnent des consignes précises : ce sont elles qu’il faut suivre, plutôt que de tirer des conclusions d’un résultat obtenu sur une autre installation.

Côté prévention, réduire les rejets à la source reste le levier le plus efficace. Sans cela, le coût du traitement de l’eau continue de retomber sur les usagers. La transparence des données publiques, comme celle du tableau de bord TEO, aide chacun à suivre l’évolution de la situation.

Questions fréquentes #

L’eau du robinet des Pays de la Loire contient-elle des PFAS ?

Des PFAS ont été observés en sortie de quelques stations, mais toujours sous la limite réglementaire. D’après le tableau de bord TEO mis à jour le 21 septembre 2026, toute la population régionale reçoit une eau conforme pour ce paramètre.

Quelle est la limite réglementaire ?

0,10 µg/L pour la somme de 20 PFAS, selon l’Anses, en application de la directive européenne 2020/2184.

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Qu’est-ce qui change en 2027 ?

La surveillance du TFA et du 6:2 FTSA doit s’ajouter aux programmes de contrôle à partir de janvier 2027.

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